1€ reduction on French Editors ! 4€ reduction on delivery starting 5 items !

Cannibal Worlds - front cover
Cannibal Worlds - back cover
Cannibal Worlds - inside book
  • Charger l'image dans la galerie, Cannibal Worlds - front cover
  • Charger l'image dans la galerie, Cannibal Worlds - back cover
  • Charger l'image dans la galerie, Cannibal Worlds - inside book

Cannibal Worlds

Prix normal
€35,00
€35,00
Prix normal
Épuisé
Prix unitaire
par 
Taxes incluses.

Cannibal Worlds

Dédicace à la boutique le samedi 31 janvier 2026

Date de sortie : 31 janvier 2026
Éditeur : Pulse Vidéo
Langue : Français
Nombre de pages : pages

En 1972, Umberto Lenzi envoyait son personnage principal de journaliste dans Cannibalis, au pays de l’exorcisme / Il paese del sesso selvaggio dans un voyage au bout de l’enfer dans la jungle thaïlandaise, capturé par une tribu cannibale. Fortement inspiré par Un homme nommé cheval, ce film d’aventure exotique teinté d’horreur allait donner naissance à un genre en soi, qui sera essentiellement une spécialité italienne (il y a des gens qui mangent leurs semblables dans d’autres films, mais les films de cannibales sont l’apanage des réalisateurs italiens). Le Dernier monde cannibale (1977) de Ruggero Dedodato, Emanuelle et les derniers cannibales (1977) de Joe D’Amato et La Montagne du dieu cannibale (1978) de Sergio Martino en établissent les bases, avant que Cannibal Holocaust (1980) et La Secte des cannibales (1980) les propulsent au cœur de l’attention, au sein d’un cinéma populaire italien qui se sait déjà condamné.

Les films du « cycle cannibale » exploitent ce qu’ils dénoncent. Ils incarnent le problème qu’ils décrivent. Ils titillent les spectateurs tout en leur lançant un doigt accusateur qu’ils tournent rarement vers eux-mêmes. Le genre cannibale, comme le courant mondo qui l’a précédé, porte le sens de l’exploitation à un tout autre niveau, car il exploite non seulement les sources inépuisables que sont le sexe et la violence, mais aussi l’hypocrisie des valeurs occidentales, le tout dans un tourbillon de violence et de dépravation rarement effleuré par le cinéma grand public. Sans être les premiers à traiter de meurtres cruels, de violence infligée non seulement aux humains mais aux animaux, de viol, de racisme, et de bien d’autres atrocités encore, dont le cannibalisme n’est souvent pas ce qu’on y voit de pire, ces films ont franchi la plupart des limites qu’il était inconcevable alors de transgresser… dans une société italienne alors en proie à des déchirements intérieurs sanglants et à une violence politique inédite dans son histoire.